mercredi 31 janvier 2007
La protection du consommateur
Par Xerbias, mercredi 31 janvier 2007 à 15:46 :: General
La loi sur la consommateur, prévue de longue date par le gouvernement, ne sera pas votée sous la législature actuelle. En d'autres termes, elle vient d'être enterrée. La raison est pour le moins risible : il n'y a plus assez de temps pour qu'elle puisse être discutée. La loi en question vise à permettre des actions juridiques groupées de la part des victimes de mêmes pratiques commerciales délictueuses (les class actions à la française), de ne plus faire payer le temps d'attente des hotlines (ce qui est la moindre des choses), à améliorer l'organisation des soldes et d'autres sujets proches. Elle aurait reçu plus de 500 amendements, rendant difficile sa lecture en une quinzaine d'heures disponibles. Il est franchement étonnant que le parlement français en soit à l'heure près, et rechigne à faire des heures supplémentaires pour se pencher sur une loi qui est prête et qui a été conçue pour le bien être des Français. On reprochera difficilement à des députés d'en faire trop, c'est justement le reproche inverse qui est courant. Dès lors, il est incompréhensible qu'ils ne se soient pas débrouillés pour trouver un moyen afin de voter cette loi, y compris après amendement.Surtout que la protection du consommateur n'est pas un thème particulièrement anodin. Alors que les entreprises sont toujours dans des fièvres de fusion afin de renforcer leur pouvoir de négociation, on se retrouve avec un nombre restreint de fournisseurs, de distributeurs, mais un nombre très élevé de clients en bout de chaine. La force de négociation n'est pas la même, et si une pratique commerciale néfaste au consommateur prédomine, il est difficile pour celui-ci de s'adresser à un nouveau vendeur qui tenterait de se différencier en ne la pratiquant. Dans la concurrence pure et parfaite, il est censé y avoir un grand nombre tant de vendeurs que d'acheteurs dans chaque produit. En réalité, il n'y a qu'un nombre limité d'enseignes de grande distribution, de marques qui y sont présente par type de produit (la marque leader, la marque challenger, la marque distributeur, et la marque premier-prix, du distributeur également) alors qu'il y a des dizaines de millions de consommateurs. Oligopoles à tous les niveaux donc, sauf au niveau de l'acheteur final, qui passe pour le dindon de la farce.
De même manière que les syndicats d'employés sont légitimes s'ils sont représentatifs, il est nécessaire qu'il y ait des associations de consommateurs fortes, pour peser dans le débat public et avoir le même niveau d'influence sur la législation que les grandes entreprises. De ce point de vue, le retrait de cette loi de défense du consommateur est emblématique des intérêts divergents : alors que ces associations sont amères de devoir tout recommencer, le milieu entrepreneurial se félicite de l'enterrement d'une loi qui les gênait. Pour que cette loi revoit le jour, il faudrait que la prochaine législature décide de la remettre sur le grill. Nul doute que si la loi actuelle a déjà tant attendu, jusqu'à être éliminée en fin de compte, le prochain gouvernement aura bien d'autres priorités. Cette loi était pourtant bénéfique pour les Français dans leur vie quotidienne...
Comment faire pour qu'une équipe réussisse dans son travail ? Le professeur Yves Enrègle, psychanaliste, repreneur d'entreprise, et enseignant en management, a développé un exemple étonnant d'équipe qui fonctionne : le village gaulois d'Astérix et Obélix. Il y trouve l'inspiration pour 5 archétypes de personnalités, toutes nécessaires pour que le travail en équipe soit un succès, alors qu'il est parfois bien difficile de se supporter les uns les autres. Dans ses cours ou dans son livre (Du conflit à la motivation), ce professeur enseigne qu'une entreprise (mais l'exemple peut s'appliquer à bien d'autres situations où il faut qu'il y ait des relations humaines de collaboration) repose d'abord sur le duo Astérix et Obélix. Obélix ne se pose pas beaucoup de questions, mais il entend bien accomplir sa tâche du mieux possible, et donnera tout pour faire ce qui lui est demandé. C'est le producteur, il se distingue par sa force, traduite en capacité de travail, et son côté "rentre dedans". Il suit le plus souvent les directions données par Astérix, le stratège. Au niveau de la capacité de réalisation, celui-ci est bien inférieur que son volumineux ami, mais ses idées, sa réflexion oriente Obélix dans ce qu'il faut faire.
Nicolas Hulot a eu le mérite d'avoir mis la défense de l'environnement au devant de la campagne présidentielle. Son pacte écologique était surtout remarquable pour son réalisme. Car un bon écologiste est un écologiste qui essaie de concilier écologie et développement économique. On entend parfois parler d'écologistes bien plus extrémistes, qui se veulent être les apôtres de la décroissance. Leur constat part du fait que les ressources naturelles de la planête sont bien trop exploitées et que l'on remet en cause les équilibres de la Terre. Il serait d'ailleurs déjà trop tard dans la mesure où le rythme économique actuel serait dès maintenant disproportionné par rapport à ce que la planête serait capable de supporter. A effort constant, on continuerait de piller les ressources. D'où la décroissance qu'il faudrait suivre.
Quand peut on parler d'un homme politique qui a réussi ? A la fin de sa carrière, lorsqu'il prend sa retraite, l'homme politique peut-il se dire "j'ai bien agi pour mon pays" ? Ainsi, Edouard Balladur ne souhaite pas se représenter lors des prochaines élections législatives. A 78 ans tout de même, l'heure de la retraite sera arrivée pour lui. Dans le domaine politique, il aura été député, ministre des finances et premier ministre, et aura été également candidat à la présidence de la région Ile de France, à la mairie de Paris et bien sûr à la Présidence de la République. Il fait partie d'une époque, entre le pompidolisme et le sarkozysme, avec une carrière parallèle à celle de Jacques Chirac. Et chaque époque est marqué d'une certaine façon par les personnalités qui sont au pouvoir : elles passent, la France reste, de toutes façons il faut bien qu'il y ait un dirigeant, au fil du temps l'information devient "qui était au pouvoir à cette époque" plutôt que "la personne qui était au pouvoir a-t-elle réussi ce qu'elle a entrepris".
L'une des plus grandes menaces qui pèsent actuellement sur l'économie mondiale se trouve dans les déficits jumeaux américains : le déficit budgétaire est fort depuis l'arrivée de George W. Bush au pouvoir, vu la baisse des recettes engendrées par les baisses d'impôts et les hausses des dépenses demandées par la guerre, et le déficit de la balance commerciale s'aggrave d'année en année depuis les années 80, jusqu'à devenir un élément structurel de l'économie américaine. Ce déficit fait qu'il y a beaucoup de dollars qui arrivent dans les caisses des pays qui ont une balance commercial avec les Etats-Unis. Ainsi, la Chine qui a une balance très excédentaire, utilise ces dollars pour épargner et acheter des bons du trésor américains, les titres de dettes les plus sûrs au monde. La mauvaise balance commerciale américaine permet donc de financer indirectement la dette publique de l'administration Bush. Les taux directeurs la Fed (banque centrale des Etats-Unis) étaient jusqu'à présents assez faibles, ce qui favorise la croissance américaine (et donc creuse le déficit commercial), mais en contrepartie cela favorise une baisse du dollar par rapport aux autres monnaies du monde, plus saines. Au fur et à mesure de l'augmentation de la dette américaine détenue à l'étranger et de la baisse du dollar, il y a de moins en moins d'intérêt à acheter ces bons du trésor. Tant et si bien qu'un jour le procédé pourrait s'arrêter, ce qui amènerait une très grande quantité de dollars sur le marché, le faisant s'écrouler de fait par rapport aux autres monnaies mondiales.
Le 22 décembre dernier, Ségolène Royal a rencontré Mizuho Fukushima, présidente du Parti Social Démocrate japonais, lors d'une visite de cette dernière à Paris. Selon la presse japonaise, qui fût la seule à rendre compte de cette rencontre, le contenu de l'échange était assez curieux. L'Asahi Shinbun, le quotidien japonais le plus important, raconte en effet que Ségolène Royal interrogea Mizuho Fukushima sur la condition des femmes au Japon, que la candidate socialiste considère de toutes façons mauvaise, avant de livrer son diagnostic d'autorité : cette mauvaise condition féminine pourrait venir de l'impact des mangas, les bandes dessinées japonaises. Cette analyse pour le moins surprenante et péremptoire a été reçue avec circonspection au Japon. D'une manière générale, la diplomatie japonaise s'inquiète déjà d'une dégradation des relations avec la France si Ségolène Royal venait à être élue, d'après l'Asahi Shinbun.
La protection de l'environnement est, à juste titre, une préoccupation croissante de l'humanité. Les dérèglements climatiques sont déjà une réalité, ainsi que des changements environnementaux d'autres natures, comme la destruction d'écosystèmes naturels. Ainsi, la déforestation amazonienne est d'ores et déjà une calamité qui sera difficile à réparer. Cela a des répercussions dramatiques, en premier lieu sur la disparition d'espèces animales et végétales, et ce dès aujourd'hui. Le programme EDGE (Evolutionarily Distinct & Globally Endangered) créé par la société zoologique de Londres fait sonner l'alarme à propos des espèces animales en voie de disparition pour mieux les protéger. 100 espèces sont particulièrement observées, et classées en fonction de leur degré d'extinction. Certaines sont déjà particulièrement suivies, d'autres semblent s'éteindre dans l'indifférence. Au moins pour ces espèces, ce programme se mobilise d'abord pour alerter l'opinion international sur ce drame, ensuite pour étudier leurs habitats naturels, pour enfin mettre en place des plans de protection adaptés.
En 1963, Stanley Milgram, chercheur en psychologie de l'Université de Yale, publie les résultats de ses expériences. Leurs résultats sont devenus célèbres. Il demandait à des personnes normales (prises de façon individuelle) de poser des questions à un cobaye (en fait un acteur), et de leur infliger une sanction si celui-ci ne répondait pas la bonne réponse. Cette sanction se traduisait par des chocs électriques d'importance croissante. La violence des chocs électriques (qu'il faut actionner par des boutons) était clairement expliquée à l'interrogateur, de telle manière à ce qu'il soit conscient de ce qu'il fait. L'acteur donnant de mauvaises réponses, il simulait la douleur des chocs électriques qui allaient croissant. Au bout d'un moment, l'acteur commençait à se plaindre de la souffrance occasionnée, mentionnant le fait qu'il était cardiaque et que ça devenait vraiment dangereux. L'interrogateur commençait alors à montrer des preuves d'une nervosité extrême, mais le chercheur le poussait à continuer malgré tout l'expérience. A la fin de l'expérience, une fois arrivée en haut de l'échelle des chocs possibles (choc mortel), l'acteur ne répondait plus. L'expérience a montré qu'une grande majorité des personnes passées par l'expérience, malgré leurs doutes et leur nervosité, allait jusqu'au bout de l'expérience. Tous les participants ont en tous cas infligés des chocs dangereux. Une fois l'expérience terminée, le participant était rassuré sur la nature de l'expérience, censée montrer les effets de l'autorité sur les actes de quelqu'un. Plus la légitimité de l'autorité est forte, et plus l'obéissance est forte, qu'elle qu'en soit les conséquences (ici, la mort d'un homme innocent). Plus celle-ci est proche physiquement, plus l'obéissance est grande. Si plusieurs personnes font l'expérience en même temps, le comportement de groupe fait augmenter le taux d'obéissance. Si l'expérience consiste à donner l'ordre à quelqu'un d'autre sans infliger soi-même les chocs, le taux augmente, si l'on doit toucher physiquement l'acteur pour permettre à l'expérience de continuer, le taux diminue spectaculairement.
Nous y voilà. Nicolas Sarkozy vient d'être intronisé candidat de l'UMP pour la prochaine élection présidentielle, deux mois environs après Ségolène Royal pour le PS. Le début de cette confrontation apparaît bien plus tôt que lors des précédentes présidentielles. Et tout se fait dans le cadre d'une montée en puissance de la campagne, et des candidats. Cette fois-ci, le choix proposé entre les deux favoris est assez marqué, mais l'opposition droite/gauche n'est pas suffisant pour décrire les différences entre eux. Ils jouent sur des registres très différents : Nicolas Sarkozy a tenté de montrer compétence et fermeté aux ministères de l'Intérieur et des Finances, il souhaite tenir à la France un discours fort et raisonné et apparaître comme la personne solide sur laquelle la France pourrait s'appuyer dans les difficultés. Ségolène Royal se veut plus apaisante, plus éloignée des grandes questions pour favoriser un souci des petites choses, en apparaissant comme une personne peu expérimentée elle espère donner une impression de nouveauté, et n'hésite pas à jouer sur sa féminité, sa différence visible avec ses anciens opposants à l'investiture socialiste, ainsi que sur son statut de mère. En fin de compte, ce serait plutôt ça la promesse de sa campagne : le bon sens d'une mère de famille pour gérer les affaires de l'Etat.
Les aventures des Schtroumpfs, ces petits lutins bleus pacifiques, ont connu un succès phénoménal à travers le monde, d'abord par la bande dessinée de Peyo, puis et surtout pas son adaptation en dessin animé par Hanna Barbera. Si cette adaptation a tendance à se concentrer sur l'affrontement entre les gentils Schtroumpfs et le méchant Gargamel, il y a quelques albums de la BD qui sont très intéressants à relire même en ayant quitté le stade de l'enfance. Dès le deuxième album, l'histoire du Schtroumpfissime montre les mécaniques de pouvoir, de politique, des liens entre démocratie et dictature. Le Schtroumpf financier pose la question du rôle de l'argent dans une société. Il y a aussi Schtroumpf vert et vert Schtroumpf qui se veut être le reflet de la division de la Belgique... A la lecture de ces différents albums, on se rend compte que la société schtroumpfe ne tient qu'à un fil, celui de l'irréalité. Celle de la taille constante de cette communauté, l'âge également constant des schtroumpfs, et la personnalisation marginale des individus, qui donnent à la société une certaine stabilité, ainsi que le rôle divin du Grand Schtroumpf.
En 2004, la gauche a bénéficié du rejet de l'action de la droite au pouvoir, et a remporté 20 régions sur les 22 que compte la France métropolitaine. Le fait que la gauche soit au pouvoir dans les régions et la droite au gouvernement a créé une sorte de cohabitation. Jean-Pierre Raffarin, ancien président de région, était Premier ministre, et avait fait voter une loi sur la décentralisation. De fait, celle-ci a été accusée par les régions de gauche de créer de nouvelles dépenses pour elles, dépenses qu'elles n'auraient pu financer qu'en augmentant massivement les impôts. Dit comme cela, l'explication peut sembler convaincante, mais elle ne résiste pas à l'épreuve des faits : les transferts de compétence liées à la décentralisation ont été réalisés en 2006, mais les administrations régionales socialistes ont pratiquement toutes augmenté les impôts (taxes professionnelles, immobilières et cartes grises) de façon importante dès 2005. Cette année là, la hausse a atteint 21,1 % en moyenne. En 2006, la hausse continua d'être importante (augmentation avec un pourcentage à deux chiffres) en Ile de France et en Provence Alpes Côtes d'Azur, alors que les versements de l'Etat étaient en augmentation. En Ile de France notamment, l'augmentation de la pression fiscale pouvait sembler d'autant plus étonnante que les charges liées à la décentralisation étaient couvertes, et les investissements en baisse. Si l'on cherchait où étaient orientés ces nouveaux crédits, on découvrait qu'ils servaient à couvrir l'augmentation des frais de fonctionnement. La régionalisation devenait alors l'excuse bien pratique du manque de maîtrise budgétaire des régions socialistes, ou même le prétexte leur permettant de faire n'importe quoi. C'est donc bien parce que ces régions ont oublié de se concentrer sur leurs missions principales (surtout la gestion des transports et des lycées) que leurs impôts ont connu une telle augmentation. En Ile de France, cette augmentation a également permis de payer les intérêts de la dette créée depuis l'arrivée de Jean-Paul Huchon à la tête de la région. Depuis 1998 en effet, les dépenses de frais de réception ont augmenté de 160 %, et celles de communication de 210 %. La démocratie participative a coûté 3,4 millions d'euros à cette région en 2005, si l'on ne voit pas ce qu'elle permet de faire, on voit au moins ce qu'elle coûte. Ce ne sont là que des exemples, mais ils sont représentatifs.
Les maires sont nombreux, mais pourtant très recherchés. Actuellement, chaque candidat potentiel à l'élection présidentielle recherche les 500 signatures d'élues nécessaires à valider une candidature officielle. Et si les favoris n'ont aucune difficulté à trouver ces signatures en s'appuyant sur les maires adhérents de leur parti, les autres connaissent davantage de problèmes pour y arriver. Ce sont les candidats issus de partis extrémistes, des partis mono-thématiques ou bien les illustres inconnus qui peinent actuellement à gagner leur ticket d'entrée à l'élection. Car les circonstances ne sont pas favorables pour eux : après le choc du 21 avril 2002, la tendance est clairement au vote utile. Et maintenant que le risque qu'un parti extrémiste arrive au second tour est avéré, les grands partis politiques passent clairement des consignes auprès de leurs élus pour ne pas apporter leur soutien à des personnalités extérieures. Les petits candidats (ou outsiders, si l'on trouve l'adjectif "petit" dépréciatif) se plaignent donc de l'obstacle qu'est devenue cette procédure, limitant de fait la représentativité et la démocratie, et se montrent comme étant bâillonnés. Si celui qui vitupère le plus sur ce point est Jean-Marie Le Pen, ce n'est pas celui qui a le moins de chance d'être présent au premier tour. En effet, en 2002, il s'était trouvé assez d'élus pour appuyer les candidatures de deux personnalités d'extrême droite. En revanche, le risque est réel pour les autres.
L'arrivée d'une nouvelle majorité démocrate au Congrès américain ne semble pas avoir calmé les ardeurs de George Bush à guerroyer en Irak. Ni même d'ailleurs le rapport bi-partisan de l'Iraq Study Group, qui préconisait un retrait progressif des troupes américaines. Actuellement, tous les bruits venant de la Maison Blanche font état que celle-ci travaillerait sur un plan qui viserait à augmenter le nombre de soldats là-bas, car ce serait le meilleur moyen d'en finir avec la guérilla terroriste qui y sévit. La guerre serait gagnable, ce ne serait qu'une question de moyens. Le constat parait étonnant, tant il y a peu d'indications qui laisse penser cela. Le général américain s'occupant de l'Irak pense même que cela aurait l'effet inverse, dans la mesure où plus on laisse penser que l'Irak est occupé par une force étrangère, plus il y aura d'actions faites contre elle. Mais le général en question est sur le point d'être relevé, étant accusé d'être défaitiste.
Hier, au 1er janvier 2007, deux nouveaux pays ont adhéré à l'Union Européenne. Avec l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie, c'est donc l'Europe de 27 dont il faut désormais parler. Avec nos institutions européennes actuelles, la gestion d'autant de pays sera donc encore plus difficile, mais en tant que pays européens, il était naturel qu'ils entrent un jour dans l'Union Européenne. Le débat n'était donc pas là, tout juste peut on se demander si la date était la mieux choisie, car l'adhésion aurait pu se produire quelques années plus tard, le temps pour l'Union Européenne d'avoir un cadre plus solide, et pour ces pays d'être plus proches des niveaux de vie et des règles éthiques des pays qui y étaient déjà. Il faudra donc réaliser ces progrès après l'adhésion.